La traduction du ressenti nationaliste dans les partis politiques face à la mondialisation et au multiculturalisme : perspective comparative des populismes d’extrême droite en Europe.

La traduction du ressenti nationaliste dans les partis politiques face à la mondialisation et au multiculturalisme : perspective comparative des populismes d’extrême droite en Europe.

L’étude de l’extrême droite dans le contexte européen est pertinente car elle informe sur l’alternative politique et l’avenir de l’Union européenne ainsi que sur les ressorts de l’identité dans un monde globalisé. Pourquoi observe-t-on, en dépit de la diversité des contextes historiques et politiques des pays en Europe, une montée significative du vote pour les partis d’extrême droite lors des dernières élections, qu’elles soient de niveau national ou européen ? On cherchera à savoir comment la résurgence des manifestations nationalistes et des ressentis identitaires trouvent échos dans les idéologies populistes d’extrême droite. L’hypothèse est que le processus d’intégration européenne et le phénomène de mondialisation déclenchent des réactions identitaires et la perception d’une menace à l’intégrité des nations européennes, ce qui bouleverse les structures sociales et les traditions culturelles, en remettant en question les siècles de construction qui ont été nécessaires à la création des Etats-nation souverains et ses dynamiques de centralisation, de nationalisation de la culture et de construction des mythes et symboles communs.

Le point de départ théorique de l’analyse se fait sur l’idée d’une propagation du sentiment nationaliste de type « top-down », qui serait utilisé par les élites et cadres dirigeants des partis d’extrême droite et de l’UE pour mobiliser le peuple face aux enjeux politiques. La démonstration se fera sur la base de concepts de l’étude du nationalisme, comme l’approche politique de la théorie moderniste, selon laquelle les élites dirigeantes invoquent des arguments nationalistes comme outil de justification des politiques. Ainsi, le nationalisme est soit la fonction, soit l’instrument politique de mobilisation des masses autour d’un enjeu. Le courant primordialiste permettra d’éclairer la stratégie politique des partis d’extrême droite qui invoquent l’héritage ancestral des peuples comme élément fédérateur dans leur discours.

La portée sémantique des termes de nationalismes et populismes sont des enjeux politiques per se, car leur signification respective n’a cessé d’évoluer dans le temps en s’adaptant aux contextes et aux intérêts de leurs utilisateurs. L’utilisation excessive de ces termes dans le débat public participe de leur banalisation et font perde leur sens premier, c’est pourquoi ils constituent donc un dilemme conceptuel. Aujourd’hui, les termes de nationalisme et de populismes sont les « deux dérivés honteux des termes nobles de nations et de peuple » (Hermet dans Tagueiff. 2004:111). Pourtant, il s’agit de concepts politiques fondateurs de la modernité et de l’Etat-nation démocratique. Ces termes présupposent une homogénéité du peuple national, une affirmation d’une identité partagée face à l’Autre, « c’est contre l’irruption de la modernité multiforme véhiculée par la mondialisation que se mobilisent les divers intégrismes » (Hermet dans Tagueiff. 2004:122). Le rôle des élites et intellectuels dans l’intégration à la nation est important, car ils sont aussi les instigateurs de la transformation du sens accordée à ces termes.

Pour répondre à la problématique, on se concentrera sur la France avec le Front National (FN) et la Suède avec le parti des Démocrates Suédois (SD). Ces partis, classés à l’extrême droite, ont un programme politique très similaire et connaissent depuis peu un succès électoral fulgurant. Il a été choisi de comparer un pays d’Europe de l’Ouest à un pays scandinave pour insister sur le caractère généralisé de la résurgence des partis d’extrême droite. La France et la Suède ont connu des trajectoires politiques et sociales différentes et se sont construits sur des modèles étatiques opposés. Au sortir de la Seconde Guerre mondiale, la Suède a développé le modèle social-démocrate de l’Etat-providence, favorisant par exemple l’égalité des sexes, la redistribution des richesses, alors que la France a développé un Etat-providence conservateur, favorisant un modèle sociétal traditionnel et paternaliste. Pourtant, les partis d’extrêmes droite n’ont cessé d’augmenter leur score électoral depuis les années 2000 : « in 2012, populist parties in Norway attract about a quarter  of voters » (Wodak et al. 2013:268). Les pays nordiques européens, dont la Suède, connaissent une situation économique plus enviable que les pays d’Europe de l’ouest, malgré cela, ils connaissent tous une montée record des partis d’extrême droite.

Dans un premier temps, il sera question d’analyser les dynamiques nationalistes au sein de l’Union européennes. Nous verrons en quoi la question de la souveraineté est au cœur du discours des partis d’extrême droit, en quoi les dirigeants utilisent le décalage ressentit entre le peuple et les élus pour dénoncer la dictature technocratique de Bruxelles et en quoi l’idée d’une culture européenne due à l’intégration économique menace les identités nationales. La seconde partie du travail traite de la question de la mondialisation, des menaces engendrées face à la l’identité et en quoi les conséquences sociales de la déstructuration économique font partie de la rhétorique utilisée par les partis d’extrême droite pour mobiliser face à cette menace. Cette étude à différentes échelles vise à insister sur les spécificités du cas européens tout en montrant pourquoi la dynamique observée a un ressort plus large et touche à un degré variable tout l’Occident.

Les manifestations identitaires et le discours souverainiste des partis d’extrême dans l’Union Européenne.

La souveraineté nationale : une question d’actualité centrale en Europe. Il semble pertinent de traiter en premier lieu de la problématique liée à la souveraineté dans la mesure où elle est au cœur des dynamiques de contestation en Europe. Le Front National tout comme les Démocrates Suédois remettent en question l’espace Schengen, qui fait obstacle selon eux à la souveraineté territoriale et au contrôle des flux par l’Etat. On peut parler d’un néo nationalisme apparu en corrélation avec le  processus  d‘intégration  européenne  dans  la  mesure  où  l’on  observe  un  nouveau   clivage idéologique, « qui n’a pas grand-chose en commun avec le traditionnel clivage gauche-droite » (Perrineau. 2004:31). En France, il s’est manifesté pour la première fois en 1992 avec le traité de Maastricht, il opposa « ceux qui s’adaptent à la mondialisation, à la construction européenne, à la société multiculturelle, et ceux qui croient se mettre à l’abri de ces changements en cadenassant les frontières et en prônant des modèles de société fermées » (Perrineau. 2004:31). Il y a donc une nationalisation du vote européen, les partis d’extrême droite représentent l’unique alternative car ils sont les seuls sur la scène politique à adopter une position pro souverainiste et anti-euro.

On observe donc une forme inédite de nationalisme qui s’installe dans les nations européennes en opposition avec l’intégration voulue par les élites politiques traditionnelles. Si le nationalisme a été un élément clé dans la formation des Etats nation européens, le mouvement inverse actuellement à l’œuvre participe à réveiller les nationalismes qui trouvent échos dans les partis d’extrême droite. La définition de la nation et du nationalisme proposée par Barrington illustre les revendications idéologiques des partis étudiés. Ces derniers justifient « un droit à l’autodétermination territoriale par le partage caractéristiques culturelles communes », les revendications sont médiatisées et portées par les partis politiques, en ce sens elles sont « elite-driven » (Barrington.1968). Les Démocrates Suédois souhaitent arrêter le transfert de souveraineté à Bruxelles et invoquent la liberté du peuple suédois à décider de la politique nationale (Suède. Les Démocrates suédois. 2016).

La dictature socio-économique des technocrates de Bruxelles. Avec l’intégration européenne instiguée par le haut, l’idée d’attachement national « se trouve rangé dans une pathologie sociale qui, bien plus que bénigne, relègue celui que le ressent dans un genre suranné » (Hermet. 1996:275) renforçant un peu plus le sentiment de rejet et de décalage des peuples européens envers les formes de pouvoir technocratiques actuelles. Le problème de déficit démocratique mis de l’avant par  les teneurs du discours eurosceptique s’exprime nettement dans les discours populiste car, comme vu plus haut, la conception populiste s’oppose au principe de check and balances imposés par les élites européennes. Le populisme recommande une direction de l’Etat par le peuple et pour le peuple, suivant l’idéal d’une démocratie directe. Hors, « cette phobie du populaire est très répandue chez les élites intellectuelles et politiques » (Taguieff. 2015:11), ce qui participe à créer une fracture durable entre les dirigeants technocrates et les considérations quotidiennes des peuples.

Si la théorie d’Anthony Smith de la synthèse ethno-symbolique s’intéresse à la formation de la nation sur la longue durée, l’idée des routes vers la nationalité est pertinente pour analyser le mouvement d’intégration européenne faite par Bruxelles. Ainsi, on peut parler, par analogie, d’une intégration ethnique latérale « by which aristocratic ethnies may forge strong states and incorporate outlying regions and lower classes into their upper-class ethnic  culture  and  symbolism »  (Smith. 2009:30). Dans la mesure où les peuples européens sont des catégories hétérogènes ayant un sentiment d’identité ethnique différent, l’intégration de catégories différentes passe, au sein de l’UE, par la bureaucratie : les masses sont intégrées par la création d’institutions communes telle que le Parlement européen ou la Commission européenne.

L’imposition d’une culture européenne comme colonisation forcée. L’approche politique du courant moderniste est pertinente pour comprendre le positionnement des partis politiques d’extrême droite dans les institutions européennes car ils se positionnent stratégiquement contre le système et ses institutions et « traduisent ainsi, dans le langage politique démocratique, des attitudes classiquement ethnocentriques (fondées sur l’opposition entre ‘nous’ et ‘les autres’) » (Tagueiff. 2015 :44). Les partis d’extrême droite sont en ce sens à la fois le pyromane et le pompier des peurs et ressentit identitaires. Ils invoquent le « malaise dans les démocraties européennes » et « prétendent le représenter » (Tagueiff. 2015:45).

À l’instar de la théorie fonctionnaliste de Breuilly, le nationalisme est un mouvement politique à part entière qui cherche à exercer le pouvoir et justifie ses revendications par des arguments nationalistes. Le lexique nationaliste est une fonction politique de mobilisation électorale et s’adapte dépendamment de la relation entretenue avec le pouvoir dirigeant (Breuilly. 1994:381). Ainsi les partis d’extrême droite cherchent à mobiliser les « perdants » de l’intégration européenne, qui ne se reconnaissent pas dans l’identité proposée par les européistes. Nous allons voir, avec le phénomène de mondialisation, en quoi l’intégration, qu’elle soit culturelle, passe également par l’économie et sert les élites au détriment des populations enracinées.

Le phénomène de mondialisation comme menace à l’intégrité des Etats-nations et source d’incertitude culturelle et identitaire.

La déstructuration économique causée par la mondialisation gage de précarité sociale. La mondialisation participe à cette déstructuration de la nation comme entité : « l’érosion de la souveraineté des Etats est réelle, liée au caractère de plus en plus global des équilibres économiques, sociaux, politiques, idéologiques ou religieux » (Hermet. 1996:273). Les partis d’extrême droite se positionnent contre la mondialisation. Mais si ces partis étaient, dans les années 80, tournés explicitement vers le néo-libéralisme, ils ont opéré un revirement spectaculaire depuis en adoptant des politiques sociales protectionnistes. Ainsi, les propositions politiques se sont également adaptées aux déstructurations économiques causées, entre autre, mais l’intégration européenne, et la libre circulation.

Les leaders d’extrême droite insistent donc sur l’importance de l’appartenance à la nation comme base  des  droits  sociaux :  «   they  defend  a  nativist  ecnomic  program  based  upon  economic nationalism and welfare chauvinism » (Mudde. 2007:137). Les Démocrates Suédois font un lien entre l’immigration et la pression socio-économique : « il y a un effet global nettement négatif de l’immigration de masse en provenance de pays fort éloignés » (Les Démocrates Suédois : la politique d’immigration). L’adaptabilité du discours dans le contexte met en lumière l’opportunisme politique des partis d’extrême droite. L’identité devient la condition d’accès à des politiques sociales protectionnistes. Il y a un coût social précarisant causé par la mondialisation et les déstructurations qu’elle engendre.

Le nationalisme est donc aussi déterminé par l’économie politique internationale et le développement inégal fragilise certaines catégories de population (Nairn. 1977:70-74). Encore une fois, il apparait clairement qu’il y ait une déconnexion entre les élites situées au centre du pouvoir et le peuple de la périphérie, cette situation est un terreau favorable au discours nationaliste et protectionniste porté par le FN et les SD. Selon cette approche théorique du développement inégal, la réaction nationaliste est nécessaire à l’affirmation des différences culturelles et à l’établissement des limites, il y a un lien direct entre cette affirmation et « le populisme comme recourt nécessaire » (Nairn. 1977:74).

Le discours primordialiste des partis d’extrêmes droite face au mondialisme. Pour ce qui a trait spécifiquement au discours, les partis d’extrême droite utilisent un vocabulaire primordialiste pour justifier la supériorité de leur identité et leur droit à l’autodétermination. En ce sens, le renouveau du nationalisme, dans un contexte incertain causé par les fluctuations de l’intégration est un outil de réinvention perpétuelle de l’attachement aux évènements historiques forts et renforce l’idée d’un lien naturel à la nation (Van Den Berghe.1986). Le lien sociobiologique qui unit les membres d’une même nation est donc le point de départ de l’accès à certains droits politiques et sociaux.

En France, le parti du Front National est l’un des plus importants parti d’extrême droite en Europe depuis les années 1980. Ce qui définit le FN est son discours ethno nationaliste, qui puise ses symboles et mythes dans le passé glorieux de la France. Le programme du FN est marqué par un discours réactionnaire dans la mesure où il plaide à un retour des valeurs traditionnelles, souhaite la conservation d’une homogénéité ethnique et culturelle. Le FN souhaite supprimer le droit du sol et rendre l’obtention de la citoyenneté française plus difficile. Ce parti se positionne également clairement en rupture avec les élites internationalistes qu’ils accusent de diluer l’identité nationale dans le mondialisme, au profit d’intérêts égoïstes et contraires aux intérêts supérieurs de la nation (Rydgren. 2008 :166-180).

Ainsi, si la mondialisation favorise les déplacements et les flux de population, on voit que les propositions des partis d’extrême droite se positionnent à l’encontre de cette tendance en faisant de la citoyenneté un fondement de l’identité, donc de l’appartenance à la nation française. Dans leur programme politique culturel, les Démocrates Suédois souhaitent préserver leurs spécificités culturelles et insistent sur les éléments qui rendent leur identité unique, en ce sens, la culture permet de lier les individus sur la base d’une identité commune. Ils souhaitent ainsi « préserver le patrimoine culturel suédois et Renforcer l’identité nationale » (Les Démocrates Suédois : Politique culturelle). Les programmes du FN et des SD insistent sur l’importance de la culture comme élément de socialisation et de transmission du patriotisme. Le rappel des liens sociaux comme immémoriaux du discours nationaliste permet d’assurer la vitalité continue de la nation comme point de mobilisation face aux incertitudes du futur (Huntchison. 2000).

L’image du Dieu Janus utilisée par Nairn pour illustrer son propos est pertinente pour comprendre le mécanisme politique utilisé par les élites nationalistes. On peut dire que le Front National opère une  reconnexion  avec  le  passé  pour  mieux  proposer  des  alternatives  pour  le  futur.  La fête traditionnelle du 1 mai et la célébration du mythe de Jeanne d’Arc ont été ainsi appropriés symboliquement :

« Ce choix répond tout simplement à des considérations purement politiques : il souhaitait récupérer le mythe et avoir la plus large audience possible, […] c’est-à-dire entre les deux tours de l’élection présidentielle. En toute logique, il aurait dû commémorer Jeanne d’Arc le 8 mai, mais cela tombait après le deuxième tour de l’élection présidentielle. Et voilà comment l’extrême droite a instauré son traditionnel défilé en l’honneur de Jeanne d’Arc chaque 1er mai […]. »

L’appropriation de la figure de Jeanne d’Arc n’est pas hasardeuse, dans la mémoire collective, elle est « une figure emblématique de l’histoire de France, le symbole de la défense de la Nation. Ce choix répond à des considérations stratégiques. Les propositions politiques de l’avenir commun sont justifiées par une reconnexion aux mythes du passé, l’objectif est de mobiliser largement les citoyens autour des fondements culturels nationaux.

La mondialisation et ses conséquences pour l’intégrité de l’Etat : les flux migratoires comme élément destructeur des identités nationales. L’arrêt de l’immigration est justifié par un argumentaire nationaliste selon lequel il faut protéger l’intégrité culturelle de la nation. Les arguments nationalistes sont des composantes essentielles pour structurer l’action politique des partis d’extrême droite. En ce sens, ces élites politiques se font les porte-parole de la nation et défendent la priorité des valeurs culturelles pour justifier les politiques souhaitées. Face à la mondialisation, les nations européennes, malgré leurs différences tentent toutes de préserver leur intégrité :

« A nation divided by large geographical, cultural and even linguistic barriers attempted to reconstruct its identity with reference to ideologies concerning and invented and glorified historical heritage, enforced internal homogeneity and belligerent attitudes to invented threats » ( Wodak et al. 2013:166).

Le rôle que prennent les élites d’extrême droite est d’invoquer et de réinventer les traits culturels spécifiques au groupe qu’ils prétendent représenter. Les dirigeants présupposent une homogénéité de la nation et invoquent, de manière sélective, des moments historiques glorieux ou des traditions dans un but fédérateur, afin de coordonner les intérêts de chacun.

Conclusion

 Au terme de cette analyse, on comprend que la percée électorale des partis d’extrême droite est un phénomène de fond dans les démocraties avancées. Observée dans des pays au contexte politique, économique, social et culturel différents, cette montée interroge sur l’étendue du malaise ressenti par les peuples d’Europe. Il y a une corrélation frappante entre l’intensification du phénomène de globalisation, terme employé pour la première fois par Roland Robertson au début des années 1980 (Dieckhoff et Jaffrelot. 2004 :126), et le succès des partis d’extrême droite.

On a vu que les partis politiques d’extrêmes droite entretenaient l’héritage populiste en se positionnant en rupture avec les élites dirigeantes et les intellectuels. Leur discours se base sur un rappel des mythes fondateurs et traditions nationales, menacés par la mondialisation et le multiculturalisme qu’elle apporte. La préservation de l’identité et l’esprit conservateur sont au cœur de l’idéologie populiste des partis d’extrême droite, ce qui les amène également à renier leurs conceptions néolibérales de l’économie, pour répondre aux déstructurations économiques.

Finalement, si le succès des partis d’extrêmes droite s’observe dans des pays européens au contexte fort différent, c’est parce que l’intégration dans l’UE et la mondialisation ont des effets similaires sur l’identité nationale et dépassent le simple clivage socio-économique.

 

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