L’essor de l’agriculture biologique : quelques chiffres

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L’essor de l’agriculture biologique : quelques chiffres

L’agriculture biologique est une méthode de culture qui n’utilise pas de pesticides ou d’engrais chimiques, et qui les remplace par d’autres méthodes incluant des produits issus des plantes ou des animaux : purin, compost, savon noir

cereals-5399962_1920Consommer des aliments biologiques n’est plus limité à une petite partie de la population. De nos jours, tout le monde s’accorde à dire qu’il est idéal de consommer des aliments biologiques, surtout lorsqu’il s’agit de fruits et légumes. Malheureusement, les aliments biologiques restent souvent en moyenne 30% plus chers que les aliments traditionnels. Un réel obstacle pour les consommateurs.

Le bio représente à peine plus de 1 % de l’ensemble de la production agricole, mais il connaît une croissance fulgurante, partout sur la planète. Ce lucratif marché est aujourd’hui évalué à plus de 116 milliards de dollars. La demande dépasse l’offre. (France Beaudoin)

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 En France, « la demande des consommateurs français est de plus en plus croissante (ils harvest-3679075_1920sont plus de 9 sur 10 à concéder avoir consommé au moins une fois des produits biologiques, près de ¾ à en consommer régulièrement et 12% à le faire quotidiennement). Pour répondre à cette demande, la production bio hexagonale s’accroit et le nombre de conversions augmente » https://arcourbio.fr/lagriculture-bio-en-forte-progression/.

En 2018 l’agriculture biologique comptabilise 7,5% de la surface agricole utile française.

L’Union Européenne en général semble s’être engagée sur une bonne voie, les chiffres sont encourageant, même s’il existe de fortes disparités entre les pays.

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Au Québec et au Canada, ainsi qu’en Amérique du Nord en général, le constat est plus mitigé.

Au Québec, la demande des consommateurs pour les produits biologiques ne cesse de croître et ce marché est en pleine expansion. Toutefois, seulement 30 % des produits biologiques consommés proviennent d’ici. (IRDA)

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https://ici.radio-canada.ca/nouvelle/1089520/agriculture-bio-biologique-industrialisation-exportation-derive-necessite-espagne-roumanie-quebecende

Comme l’indiquent les graphiques ci-dessus, le plus gros problème est à l’échelle globale : les gros producteurs de produits biologiques exportent aux pays qui n’en produisent pas, mais qui en consomment beaucoup. Hors on sait que l’importation et l’exportation de produits de consommation ont une grande part de responsabilité dans les changements climatiques. L’idéal serait donc de consommer les produits biologiques produits localement.

apple-1873078_1920Malgré cela, la multiplication des surfaces agricoles biologiques est un signe encourageant qui va dans le sens d’un changement des habitudes de production et de consommation. De plus, le modèle d’élevage et d’agriculture industriel classique semble montrer ses limites en terme de durabilité. De nombreux agricultueurs traditionnels (utilisant des engrais et pesticides chimiques) partent à la retraire, vendant souvent à prix modique leurs exploitations. C’est donc l’opportunité pour les générations plus jeunes de reprendre les exploitations et de les transformer en exploitations biologiques.

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